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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 18:54

Apres la douce euphorie de la communion républicaine, la formation du gouvernement donne les premières orientations du gouvernement.

D'abord ni le président, ni le premier ministre, ni la plupart des membres du gouvernement n'ont d'experience gouvernementale, esperons que le principe de réalité temperera l'enthousiasme des néophytes.

D'autre part, ce gouvernement ne tient pas les promesses de rationalisation du candidat élu: un gouvernement à l'allemande de 15 membres assistes de secrétaire d'Etat. Dommage!

Par ailleurs, avant tout l'image: une stricte parité, la diversité... si on peut se rejouir du fait que des jeunes  français d'origine étrangère, diplomés,  accedent aux plus hautes fonctions, bel exemple d'intégration, un mauvais esprit pourrait voir le communautarisme pointer son nez. Encore une fois, mais le precedent hote de l'Elysée ne fut pas de toujours de ce point de vue exemplaire, la nomination, par exemple du Garde des sceaux, traduit semble t-il plus la marque d'un symbole que d'une compétence. Quoique l'on pyisse penser d'eux, ont été  ecartés, au nom de la diversité et dee la parité des spécialistes de questions de justice.

Enfin les intitulés de certains protefeuilles sonnent comme un slogan plus qu'ils ne renvoient à des fonctions de l'Etat:

"les" outre-mer rompent-ils avec l'unité national, que penser de l'égalité des territoires, la Nation se dissouderait-elle dans ces catégories? Le redressement productif: un voeu ou une administration?

Tout cela laisse craindre que face à des difficultés économiques difficilement surmontables, le gouvernement soit celui des slogans, du verbe, de l'incantation... 

 

 

D'un autre point de vue, deux reformes envisagées inquiétantes, celle concernant le Conseil constitutionnel et celle concernant le Conseil supérieur de la magistrature. S'agissant de la seconde, le retour à une majorité de magistrats, c'est l'afficihage du corporatisme. Renforcer l'indépendance  de la justice ne peut se faire dans ces conditions, Indépendance implique responsabilité et refus d'une gestion endogène. (par parenthèse, le vent léger de controle exogene qui a soufflé sur l'Université nous invite à dépasser nos propres corporatismes). S'agissant de ces deux institutions, la nomination des membres ou de partie d'entre eux par la Parlement constituerait une réelle regression du fait d'une politisation accrue, il suffit de se referer à l'exemple espagnole. Au nom de quoi le fait d'être choisi en fonction de sa carte politique serait un gage d'indépendance? au nom de quoi la dépendance vis à vis des partis et du parlement constitut-elle uen avancée.

Je fais en tout cas de ce point de vue, le souhait que la gauche ne dispose pas d'une majorité lui permettant de réviser la Constitution. Une réforme importante a été conduite en 2008, laissons la porter ses fruits, attendons pour distinguer les épines. Chaque majorité ne doit pas adapter la Constitution à ses vues. Je renvoie au débat du prochain numéro  de la revue "Constitutions" sur la question de l'introduction dans la Constitution de nouveaux principes comme la diversité ou la supprerssion de la référence à la race. Je ne développerai pas non plus la réforme du statut pénal du Chef de l'Etat, à un moindre mal succederait le mal d'un president entre les mains des juges. La séparation des pouvoirs n'est pas univoque...

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